Hugues Fontaine : « La Corne de l’Afrique »

Causerie à propos de ses trois albums sur

– « Arthur Rimbaud photographe »,

– « Ménélik Une Abyssinie des photographes (1868-1916) »,

– « Obock et Tadjoura photographiés au moment où Rimbaud y séjourne dix mois (fin 1885-1886 ) ».

Jeudi 29 mai à 19 heures à la Librairie Gay-Lussac

img 2939 2 2 2

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugues_Fontaine

Le 6 mai 1883, Arthur Rimbaud envoie à sa mère et à sa sœur Isabelle trois portraits « de moi-même par moi-même ». Mal lavées, ces épreuves blanchissent et son visage y est à peine lisible. Pourtant d’autres photographies qu’il vient de faire, de son adjoint le Grec Sotiro, d’un fabricant de sacs, sont de bonnes images.
Que disent ces trois ratés ? Rimbaud se dissimule-t-il dans le paysage ?
Pourquoi s’est-il fait photographe ? Quel était son projet à Harar ?
Avec quel matériel a-t-il travaillé ? Combien a-t-il fait de photographies ?
Explorant cet aspect peu connu de la vie du poète devenu explorateur et négociant entre l’Arabie et l’Afrique, Hugues Fontaine, lui-même photographe, bon connaisseur du Yémen et de l’Afrique orientale, nous raconte l’expérience photographique de Rimbaud en Abyssinie (Éthiopie). Ce faisant, il nous offre une iconographie abondante, soigneusement composée et en grande partie inédite, augmentée de trois photographies qu’il vient de découvrir à Vienne, attribuées Arthur Rimbaud en 1892 par l’explorateur autrichien Philipp Paulitschke, lequel s’était rendu dans la Corne de l’Afrique en février 1885.

HUGUES FONTAINE Tour à tour écrivain, voyageur, photographe, réalisateur et commissaire d’exposition, Hugues Fontaine fréquente la corne de l’Afrique et la Péninsule arabique depuis des années. Il est devenu, par ses publications, un spécialiste reconnu de l’histoirede la photographie de la fin du XIXe siècle dans ces régions. On lui doit notamment les publications Un train en Afrique (CFEE/Shama books, 2012), Arthur Rimbaud photographe (Textuel, 2019), Ménélik (Amarna, 2020), ainsi que des expositions, au Musée d’art moderne de l’Université d’Addis Abeba (Alfred Ilg. The Engineer and the King, 2016), à l’Institut d’Études Éthiopiennes de l’Université d’Addis Abeba (Une passion géographique, 2018), au musée Arthur Rimbaud de Charleville-Mézières(Rimbaud photographe, 2019), au Carré d’Art de Nîmes (Rimbaud – Soleillet.Une saison en Afrique, 2020). Son dernier ouvrage, Obock Tadjoura. Années 1880,(Amarna, 2023) explore une partie de la région qui deviendra la République de Djibouti. Il est intervenu comme muséographe dans l’opération d’ouverture du Palais du Jubilé de Haïlé Sélassié en musée national voulue par l’administration des palais nationaux d’Éthiopie (avril 2025).Hugues Fontaine nous parlera de ses ouvrages et de son expérience de la corne de l’Afrique.https://huguesfontaine.eu/https://www.africantrain.org/