
Nous avons le plaisir de recevoir
à la librairie Gay Lussac, 49 Rue Gay-Lussac 75005 Paris
Le 4 Juin à partir de 19 h 00
Notre ami poète Robert Fred,
venu tout spécialement de Suisse pour nous présenter son nouvel ouvrage de poésie :
CHAOS ET LUMIÈRE
Lecture de poèmes et pot à l’issue.
CHAOS ET LUMIÈRE
Un miroir de l’âme
L’état de lumière et l’état de chaos sont liés et permanents dans l’univers. Il se font et se défont et se répondent dans un flux cristallin et souple. La vie, l’être, se cherchent et se trouvent, se constituent et se désintègrent dans le bal constant du mouvement des ondes. Chaos et lumière, lumière et chaos, je propose dans cette lecture un chemin de l’un vers l’autre, une allégorie à la source qui fait de soi le libre arbitre.
De la rupture à l’harmonie, parcours intérieur à la recherche d’une liberté exprimée à travers le prochain, le monde, la nature ; une présence en accord avec son environnement, qu’il soit humain ou sauvage : libre d’être ensemble ; un don de soi pour ouvrir ce monde où vivre a un avenir, et en partager le bonheur.
Né à Genève le 3 août 1964, Robert Fred est une voix singulière de la poésie suisse romande. Voyageur et observateur du monde, il mêle dans ses écrits regard sur l’extérieur et introspection. Son œuvre s’ancre dans le voyage, la liberté, la révolte, la nature et l’amour. En parallèle à une carrière internationale dans l’informatique, il n’a cessé d’écrire et de publier, développant une œuvre riche et variée, souvent accompagnée d’illustrations ou de collaborations artistiques.
1 volume, 18 x 11,5 cm, 112 pages, relié, ISBN : 978-2-8321-1410-0, prix : CHF 28.– TTC
Note de lecture parue dans Poésie/première par Dominique Zinenberg :
Robert Fred, Chaos et lumière (Illustr.de F. Naef), Slatkine, 2025, 107 p., 29 €.
Ce que suggère Robert Fred par le titre qu’il a choisi, c’est que la condition humaine oscille continuellement en funambule entre chaos et lumière. Un combat acharné se livre dans l’âme de chacun pour puiser du chaos même quelque lumière. La réflexion poétique se développe en quatrains toujours précédés d’un titre. De façon souterraine, les interrogations théologiques chrétiennes font surface. Elles surgissent par le vocabulaire employé qui rappelle la foi même si elle passe par le doute, par une façon énigmatique de présenter le questionnement comme si presque à chaque strophe s’esquissait une parabole liée discrètement au message biblique. À un élément concret de paysage s’allie une interprétation ésotérique dont on pourrait dégager une morale. Mais la morale n’est jamais assenée : tout reste ouvert à une traduction personnelle laïque, neutre, non spirituelle. L’ambiguïté est puissante dans ces poèmes courts, efficaces et qui jouent sur le paradoxe, sur la rencontre antinomique entre deux réalités. La langue, le minéral, le végétal, l’eau travaillent de concert pour que tout tienne en équilibre précaire malgré les éboulis, l’érosion, la fragilité de la fleur, la force du vent. Dans le poème intitulé « Le pardon » par exemple, il me semble que s’illustrent plusieurs aspects que j’ai essayé de dégager. Le voici : « Aux sources le retour de l’éternité, / une présence infinie, réservoir des mondes, / qui attend une ouverture, un possible, / écoute et s’en remet au renouveau. » Ce que l’on ressent en profondeur, c’est que ce qui gagne toujours, grâce à la foi, grâce à la grâce, c’est le jaillissement de la lumière qui même par intermittence ou seulement dans les interstices éclairera le chemin individuel et/ ou collectif de l’humanité.
D. Z.