« Une contre-révolution catholique. Aux origines de La Manif pour tous »,

Paris, Seuil, 2019, 384 p., 23€.

Le Samedi 25 juin de 15 à 18 heures.

Un grand renversement s’opère dans le catholicisme français. Le renouveau attendu des avant-gardes des années 1960 n’est pas arrivé. Alors que la pratique religieuse s’effondre, l’avenir de l’Église dépend maintenant de ceux qui restent. Refusant l’alternative de l’intégrisme et du progressisme, ces catholiques ont accepté le concile Vatican II mais compensent ses effets déstabilisateurs par un surcroît de fidélité au magistère romain. Ancrés dans la théologie de Jean-Paul II puis de Benoît XVI, ils considèrent que la démocratie ne doit pas s’affranchir de l’ordre naturel. Depuis l’opposition à la loi Veil qui a légalisé l’avortement, leur savoir-faire militant n’a cessé de s’enrichir. L’ampleur des Manifs tous a dévoilé leur force.

Mais cette capacité de mobilisation ne peut être comprise en dehors des évolutions de la vie politique. Instrumentalisé comme frontière de l’identité nationale, renfort moral de la République ou levier d’une prise de conscience écologique, le catholicisme est redevenu une ressource politique légitime et la conquête de son électorat un enjeu disputé à droite. Ce livre vif et passionnant retrace l’histoire politique du catholicisme conservateur depuis la fin du xxe siècle. Il apporte un éclairage inédit sur la genèse de La Manif pour tous et les transformations de la société française qui l’accompagnent.

« Une enquête minutieuse qui fera date » Pascale Tournier, La Vie

« Le chercheur décrit avec une précision d’entomologiste les diverses chapelles qui constituent la nébuleuse catho-conservatrice ». Eugénie Bastié, Le Figaro

« On y trouve une véritable cartographie du catholicisme contemporain dans son courant majeur, et d’innombrables clefs d’intelligibilité de ses évolutions récentes. C’est tout un pan de l’histoire récente de notre pays qui s’illumine ». Matthieu Richelle, Réforme

49, rue Gay-Lussac
75005 Paris

RER Luxembourg (sortie Sud, place Louis-Marin, puis rue de l’abbé-de-l’épée qui débouche au 48 rue Gay-Lussac).
Métro Censier Daubenton (plus loin, remonter la rue Claude-Bernard),
Bus 21, 24 et 27 (arrêt Feuillantines devant la librairie)